La Cinémathèque française

Depuis 2015, la Fondation Gan pour le Cinéma a pris le titre de Grand mécène de la Cinémathèque française et poursuit l’engagement du Groupe en faveur de ce haut lieu de la culture cinématographique en France.
En 2024, elle renouvelle ce partenariat.

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Après l'exposition MY NAME IS ORSON WELLES, la Fondation Gan est fière d’accompagner l'exposition « événement » : 

MARILYN MONROE

Du 8 avril au 26 juillet 2026

« Je peux être intelligente quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça. » La célèbre réplique des Hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1953) pourrait, dans un sens, bien résumer les choses : Marilyn Monroe affronte l'impitoyable système des studios pendant sa courte carrière d'actrice à Hollywood (1946-1962) et reste aujourd'hui autant déconsidérée, comme interprète, qu'adulée en tant que star. Du fait de ses possibilités scénographiques, l'exposition est particulièrement appropriée à l'opulence visuelle que Monroe cristallise dans les années 50. Sa trajectoire à l'heure du Technicolor et de l'écran large s'illustre par le matériel publicitaire glamour, la garde-robe sexy, les portraits d'artistes de renom (Eve Arnold, Richard Avedon, Andy Warhol...) mais aussi les actualités analysant chaque décision de la célébrité. Ou commentant sa disparition qui ouvre, à l'âge de 36 ans, le spectaculaire chapitre de « sa vie » post mortem. Cet héritage est célébré dans une installation inspirée de la culture ballroom que Madonna – incarnation de la pop culture dans sa capacité à s'approprier les tendances pour les faire rayonner – popularise bien avant Drag Race.

Monroe est d'abord connue en tant que phénomène culturel, dont on se souvient à travers ses photographies davantage que ses films. Elle est plus rarement appréhendée comme une actrice qui incarne et compose des rôles à l'écran. L'un des enjeux de l'exposition est de remettre ses performances cinématographiques au centre et de proposer aux visiteurs de les regarder autrement. Car à ce jour, c'est comme si ses rôles étaient le simple reflet d'états émotionnels, éprouvés sur des tournages chaotiques, et plus proches de la névrose que de la mystérieuse profondeur psychologique des autres comédiens passés par l'Actors Studio.

La célébration de son centenaire repose sur un deuxième constat : Monroe est traversée par toutes sortes de légendes, et sa foisonnante exégèse biographique converge vers l'irrésoluble question : quelle est la « vraie femme » derrière le sex-symbol ? Or, ce que l'on sait de Monroe est pour beaucoup documenté par des témoignages contradictoires, et ces lectures semblent elles-mêmes s'adosser à certaines préconceptions, à la fois des icônes hollywoodiennes, mais aussi des femmes en général. L'exposition propose ainsi de regarder non pas seulement l'actrice, mais aussi les croyances qui ont participé à l'émergence de la star au sein des studios, et l'ont accompagnée tout au long de sa carrière.

Dans Sept ans de réflexion (1955), Billy Wilder et Monroe proposent la version la plus parodique et exhibitionniste de la pin-up. Cette même année, l'ambition de l'actrice qui cherche à accéder à des rôles plus complexes – en premier lieu Bus Stop de Joshua Logan (1956) – correspond à la dégradation de son image publique, désormais teintée d'échec, comme si ses prétentions artistiques avaient été sanctionnées. Ses aspirations personnelles auront, de fait, du mal à aboutir, tant son symbole de « blonde idiote » a la vie dure. Cette tension entre les deux est la source des innombrables légendes, décuplées par sa mort brutale et l'éparpillement de ses biens. Exposer Marilyn Monroe, c'est ainsi d'abord se confronter à un certain type de discours (teinté d'une fascination pour la mort d'une belle jeune femme) et à un accès relativement difficile aux archives qui nourrissent, main dans la main, le mythe.

« Sois raisonnable, chérie, on ne met pas de muscles dans un compte en banque », conseille le personnage incarné par Monroe à son amie Dorothy, irrépressiblement attirée par les silhouettes athlétiques dans Les hommes préfèrent les blondes. La star, tout juste promue sex-symbol international, est déjà elle-même un capital fructueux dont on pourrait commodément dire que l'essentiel est aujourd'hui détenu par une poignée de milliardaires : qu'il s'agisse de ses effets personnels – entre les mains de collectionneurs privés – ou de ses droits et revenus, exploités par une holding financière. Le mythe est là pour perdurer.

Commissaires de l'exposition : Florence Tissot, Commissaire général de l'exposition. 

Notre rendez-vous trimestriel à ne pas manquer !

Chaque trimestre, La Cinémathèque française met à l’honneur un réalisateur qui a bénéficié du soutien de la Fondation Gan dans le cadre de son programme AUJOURD'HUI LE CINÉMA. 

Jusqu'à ce jour, vous avez pu découvrir ou redécouvrir :
TORIL de Laurent Teyssier, lauréat 2013,
SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin, lauréat 2017, 
DOGS de Bogdan Mirica, lauréat 2014,
LES SOEURS QUISPE de Sebastián Sepúlveda, lauréat 2011, 
D'UNE PIERRE DEUX COUPS de Fejria Deliba, lauréate 2013,  
LES PARTICULES de Blaise Harrison, lauréat 2017
MONSIEUR de Rohena Gera, lauréate 2018
TITANE de Julia Ducournau, lauréate 2019
TROIS NUITS PAR SEMAINE de Florent Gouëlou, lauréat 2020
BRODEUSES de Éléonore Faucher, lauréate 2004
UN PETIT FRÈRE de Léonor Serraille, lauréate 2020
LES MEUTES de Kamal Lazraq, lauréat 2021
LA MORSURE de Romain de Saint-Blanquat, lauréat 2018
HIVER À SOKCHO de Koya Kamura, lauréat 2022
LE MOHICAN de Frédéric Farrucci, lauréat 2023
LITTLE JAFFNA de Lawrence Valin, lauréat 2023

Les liens qui existent entre la Fondation et la Cinémathèque française remontent à sa création. C’est en effet Costa-Gavras, en 1986, alors Président de La Cinémathèque française, qui a inspiré le domaine d’intervention de ce qui allait devenir la première fondation d’entreprise en France en faveur du cinéma, et dont il est aujourd’hui Président d’honneur.

La Cinémathèque française a été créée en 1936 par Henri Langlois, Georges Franju, Jean Mitry et Paul Auguste Harlé. Elle est devenue au fil des ans l'une des archives les plus célèbres dans le monde grâce à la richesse de ses collections. Longtemps installée au palais de Chaillot, la Cinémathèque française occupe depuis septembre 2005 un bâtiment moderne construit par l'architecte Frank Gehry, 51 rue de Bercy (Paris 12e).

Riche de son expérience, dotée de nouveaux moyens, la Cinémathèque peut désormais poursuivre ses missions : conserver et restaurer les films et les archives de ses collections, programmer les grands classiques mais également des rétrospectives complètes et des hommages à des cinéastes, acteurs, producteurs et techniciens du cinéma, exposer les fabuleux objets de ses collections dans le cadre de l'exposition permanente Passion Cinéma, organiser des expositions temporaires pour montrer les richesses de ses fonds et mettre en valeur les liens qu'entretient le cinéma avec les autres arts, accueillir étudiants et chercheurs dans une bibliothèque et un centre d'archives.

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