INCHALLAH UN FILS au cinéma

Primé par la Fondation Gan lors de la Semaine de la Critique 2023, le film INCHALLAH UN FILS est en ce moment à l’affiche. 

inchallah un fils

© The Imaginarium Films - Bayt Al shawareb - Georges Films

Selon la législation jordanienne, si une femme n'a pas de fils, en cas de décès du conjoint, la famille du défunt a droit à une part de l'héritage.

Ainsi, Nawal, récemment devenue veuve, n'a pas le temps de faire son deuil : au lieu de cela, elle s'engage dans une bataille juridique avec son beau-frère, Rifqi, désireux de mettre la main sur l'appartement dans lequel elle vit avec sa fille, Nora, et bientôt sur leur vie entière.

Inspiré par les expériences réelles de l'entourage du réalisateur Amjad Al Rasheed, INCHALLAH UN FILS est une puissante critique sociale de l'oppression structurelle des femmes et des filles en Jordanie.

Par une mise en scène sobre, limpide et posée, le réalisateur semble ainsi refuser de céder au sensationnalisme et au misérabilisme à tout prix, préférant donner un poids plus souverain et déterminé à cette héroïne qui lutte jusqu’au bout pour ses droits.
Trois Couleurs

Premier film jordanien jamais présenté au Festival de Cannes, INCHALLAH UN FILS explore des thèmes familiers à travers un prisme culturel novateur et son appel à l’émancipation des femmes résonne au-delà des frontières géographiques. Au rythme d’une course contre la montre, Nawal doit se débattre dans un immense labyrinthe bureaucratique et patriarcal conçu pour s'assurer que toute femme essayant d'échapper à ses griffes se heurtera tôt ou tard à l'une de ses impasses sournoisement placées, jusqu'à l'épuisement.

Mais Nawal, bien qu'initialement réservée et plongée dans un état de choc suite à la disparition prématurée de son mari, n'est pas du genre à se laisser facilement intimider. Cette mère courage se révèle dans l’adversité et se bat pour préserver coûte que coûte les quelques biens qui lui reviennent de droit. L’interprétation de l’actrice Mouna Hawa, saluée dans de multiples festivals à travers le globe (des Pays-Bas à l’Australie, en passant par la Chine), est indissociable du succès de INCHALLAH UN FILS, tant la richesse et la complexité de son jeu crèvent l’écran.

Le réalisateur Amjad Al Rasheed se livre suite à la présentation cannoise de son film :